En prévision des progrès qu'Audi ne manquerait pas de faire sur sa R15+, on a travaillé d'arrache pied chez Peugeot pour perdre le
moins de puissance possible du fait de la réduction des brides moteur. Echappements modifiés embrayage renforcé, freinage revu, bielles en titane dans le moteur,
ainsi qu'une foule d'autres détails invisibles pour le profane. Le tout amplement testé lors de roulages de longue durée et de courses préparatoires (plus de 50 000 kms)
Le résultat est net : les Audi sont "larguées". Le début de course le confirmera mais tous noteront que bien que nettement supérieures aux R15+, les 908 ne
parviennent pas à se ménager une vraie marge de sécurité. L'abandon prématuré de la 3, les petits soucis sur la 1 et la 4 n'étaient pas en mesure de
rassurer completement l'équipe Française quand le moteur de la Peugeot 2, alors en tête, lâchait sans prévenir au petit matin, laissant les 1ere et 2eme
places aux Audi.
Chez Peugeot, Olivier Quesnel sonnait la charge pour la 908 n°1 : "Ca passe ou ca casse". De fait la 908 de Gené-Wurz et Davidson hausse encore le rythme, s'empare de la troisième place,
puis de la seconde. Un final façon 1969 est il possible ? Après avoir signé son meilleur tour en course plus vite que le temps de la pôle, Alexander Wurtz ramène sa 908 aux stands,
auréolé d'une inquiétante fumée bleue. Le moteur est cassé ! Peugeot sport ne figurera pas ni sur le podium, ni même dans le classement de ces 24 Heures du Mans.
La cause de cette catastrophe sera donnée quelques semaines plus tard : le nouveau revêtement du circuit associé à une température idéale pour le V12 turbo diesel ont permis de rouler tres vite
de manière continue ce qui a généré une surcharge fatale pour les bielles en titane des moteurs qui n'avaient jamais étés autant sollicitées. Pourtant à l'origine, Peugeot avait
prévu de panacher ses moteurs en gardant au moins un moteur avec des bielles Acier. Des problèmes d'approvisionnement en ont décidé autrement, scellant le sort de la course...
Thinking about all the improvemts Audi could make on its R15+, Peugeot worked very hard to keep its 908 competitive despite smallest air restrictors : new exhausts, reinforced clutch; breaking modified,
connecting rods in titanium, and many other things the uninitiated can't even think about. To validate these modifications, the cars have been tested for 50 000 kms.
As a result, the R15+ are clearely out of the 908's pace. Despite this superiority, the Peugeots struggle to make a safe gap with the Audis, the premature withdrawal of the n° 3 and the small problems of the cars 1 and 4 were not to let
Peugeot crew so confident when the engine of the leading Peugeot n°2 suddenly broke in the Tertre Rouge at dawn.
With Audi now first and second, Olivier Quesnel gave green light to the n°1 drivers to drive full speed to recover the lead. The car of Gené-Wurz and Davidson takes the third position, then the second one and is back in the same lap than the leading Audi.
Is it possible to have a final like 1969 ? After setting its fast lap quicker than the pole time, Alexander Wurtz is back to the pits with a threatening blue smoke.
The engine is out ! Peugeot Sport will not be on the podium neither in the classification of this race.
The origin of this disaster will be revealed few weeks later. Due to the new road surface and the ideal temperatures, the turbo diesel engines were
more stressed than expected and for very longs period. This overload on the engines makes the titanium connecting rods break. However, Peugeot planned to mix the engines, keeping at least one V12 with steel connecting rods. Supply problems change these plans
and sealed the fate of the race...
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